
Sehil B.
Auteur de dark fantasy et dystopie spirituelle
Certaines questions ne vous lâchent pas. Elles mûrissent en silence, pendant des années, parfois des décennies, jusqu’au moment où elles exigent une forme. Pas un essai. Pas un manifeste. Un roman.
La mienne est simple — et vertigineuse : et si la liberté humaine n’était pas seulement un enjeu politique, économique, ou philosophique ? Et si elle était l’objet d’une bataille bien plus ancienne, bien plus vaste, dont nous ne percevons que les effets de surface — les crises, les ruptures, cette impression tenace que quelque chose s’accélère sans que personne ne puisse tout à fait nommer quoi ?
Ce n’est pas une métaphore. C’est la conviction profonde, forgée sur des années d’observation et de lecture, qui traverse Les Veilleurs de l’Aube — et qui m’a finalement conduit à l’écrire.
Mon héros, Malkan, grandit dans un monde qui a organisé son propre aveuglement. Il perçoit ce que les autres ont cessé de voir — des forces, des présences, des courants invisibles qui agissent sur les hommes à leur insu. Il ne sait pas encore ce que cette perception va lui coûter, ni ce qu’elle va lui révéler sur sa propre destinée.
Le lecteur, lui, commencera peut-être à se demander ce qu’il perçoit lui-même — et ce qu’il choisit d’en faire.
